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Tags: Aventure, Randonnée à ski, Récit de voyage, Proposition de course

DANS LE SENS DE LA LONGUEUR

CAROLINE FINK, 01.10.2018

Le chauffeur de taxi niçois secoue la tête. Sans discontinuer. Des Suisses sur la côte d’Azur avec leurs skis de rando – non, cela ne se voit pas tous les jours. Il ne comprend pas notre plan, mais est d’accord de faire un détour pour une photo : nous, nos skis et la mer. Quelques minutes plus tard, nous arrivons à l’endroit parfait pour une pose devant l’étendue de la Méditerranée. L’odeur du sel dans le nez, du sable sous les pieds, tandis qu’une brise matinale frisquette caresse les palmiers.

C’est le début d’une longue histoire. Une histoire à laquelle l’école d’alpinisme bergpunkt se consacre depuis 2014 : traverser à ski de rando les 1200 kilomètres des Alpes, de Nice à Vienne, avec leurs clients. Étape après étape, sur plusieurs semaines par année, au sud de l’arc alpin, en Suisse et dans les profondeurs orientales. C’est un projet où les skieurs deviennent de plus en plus petits face à la violence et à l’étendue des Alpes. Les Alpes maritimes nous le font comprendre dès la première semaine de course. On dirait que les montagnes viennent d’émerger de la mer. Une tempête nous frappe comme si nous étions en pleine mer et que les vagues se seraient solidifiées sous la forme de tours et de dents. Les capuches tirées jusqu’aux sourcils, le regard rivé sur la pointe de nos skis, nous progressons ainsi péniblement pendant deux jours jusqu’à ce que le mauvais temps se calme.

Ce sont des moments comme celui-ci qui, le long de la Transalp, soudent les troupes en un temps record, que l’on se trouve dans les Alpes du sud, de l’est ou de Suisse. Lors de la première partie de la TransalpSuisse, l’ambiance était « incroyable », explique Thomas Theurillat, qui a guidé cette semaine-là. « Les journées entre Chamonix et la vallée de Saas ont été bien plus qu’une simple semaine de randonnée. » Des amitiés sont nées, une association du nom de « Pässli&Gipfel » (cols et sommets) a vu le jour et des t-shirts de la Transalp ont été imprimés. Thomas, en bon psychologue, écoute et observe : ce n’est pas tous les jours qu’un groupe partage autant de joie. 

UN VOYAGE DANS L’ESPACE ET DANS LES CULTURES

D’une certaine manière, la Transalp est différente. Peut-être que voyager à ski donne confiance et procure une expérience différente. Tout au long de la traversée, les mots changent, et les spécialités culinaires aussi. Le « Bergbeizli » devient « Jusestation » et, sur les terrasses autrichiennes, dans la lumière de fin d’aprèsmidi, la carte propose du schorle au cassis et du strudel au séré. Pareil le long des Alpes cottiennes, où l’on ne sait jamais vraiment si l’on est en Italie ou en France, et qui autrefois ne formaient qu’une seule nation : l’Occitanie. Cette région culturelle provençale s’étendait des Alpes aux Pyrénées, englobant tout le Sud de la France. Traverser les Alpes cottiennes signifie probablement traverser la région la plus solitaire de l’arc alpin. Tandis que le Monviso, pyramide parfaite, nous sert de repère tel l’étoile du Berger – d’abord devant nous, puis dans notre dos – nous franchissons des sommets, traversons des cols et des vallées. Acérées, sauvages raides, les Alpes nous font découvrir chaque jour des mondes nouveaux. Un jour le Val Pellice italien, avec ses bourgades, ses places de village et ses cafés. Un autre jour, le Rifugio Willy Jarvis, dont le réfectoire chaud nous délivre d’une longue journée de marche qui se termine à la lampe frontale sous un ciel étoilé. Ou encore dans le Queyras français, au Roux, où après avoir enlevé nos skis, nous passons un après-midi sur un canapé devant un poêle ronronnant en dégustant un café et une mousse au chocolat. Puis finalement, nous ne faisons plus que découvrir des vallées et des villages, mais nous devenons nous-mêmes une découverte. Des villageois du Val Germanasca nous invitent à une photo de groupe, un employé communal appelle un collègue de la vallée suivante pour savoir combien les vernes ont gagné de terrain de son côté, on nous avoue ne jamais avoir vu de randonneurs emprunter ce col. Alors le soir venu, nous nous penchons d’autant plus près sur la carte et relions de notre doigt les pentes, les clairières, les routes forestières ou tous les indices qui nous permettraient de découvrir un passage vers la vallée voisine.

LES LUNETTES DE MUSTAFA

Parfois les plans fonctionnent. Parfois pas ! Un passage raide combiné à une situation avalancheuse critique, un soleil de plomb qui ramollit le manteau neigeux sur toute sa profondeur ou l’annonce d’une tempête de neige pendant toute une semaine viennent chambouler le programme. Comme en 2017, où la météo nous a forcé à déplacer la Transalp en direction du Gran Paradiso et à renoncer au Zillertal. Au final, cela n’a dérangé personne. « On a vite oublié le Zillertal », avoue Roberto Moro, qui prend part chaque année à la Transalp. « Cela faisait longtemps que je voulais découvrir ces sommets italiens.» La Transalp n’est pas qu’une liste de cols et de sommets, il s’agit aussi de partir à la découverte de l’arc alpin – avec les yeux et l’esprit grand ouverts. C’était au printemps dernier. Depuis le Val di Rhêmes, non loin d’Aoste, nous voulions traverser sur Chamonix. Mais malheur, le bulletin météo nous promet cinq jours de neige avec zéro minute de soleil. Nous tentons quand même notre chance et là, surprise : une fois arrivés au Refuge de Fond, tout au fond du Val di Rhêmes, le soleil brille. Non pas dehors, mais dans le refuge. Sur le pas de la porte, Mustafa nous accueille d’un sourire lumineux. « Bienvenue, les amis de la montagne!». Mustafa vient du Maroc, plus précisément de la ville côtière de Rabat. Il nous propose spontanément de le rejoindre à la cuisine et nous offre le thé… et des histoires. Nous demandons s’il y a des montagnes à Rabat. Il rigole. « Non, là bas il y a la plage ! ». Sa première neige au Refuge de Fond et une température de moins 27 degrés Celsius ont dû être un choc pour lui. « Mais maintenant, Mustafa est préparé à tout », annonce-t-il en désignant le bonnet à pompon et la doudoune suspendus au mur de la cuisine. Sur le crochet en bois d’à côté, on trouve des lunettes de ski et des lunettes de natation. « Je les utilise pendant les tempêtes de neige ». 

Le lendemain, nous aurions également grand besoin de lunettes de natation. Notre tentative d’atteindre le Colle Bassac Derè semble se dérouler dans une machine à laver, remplie de neige et de vent. Nous persévérons pendant trois heures, jusqu’à ce que cela ne fasse plus sens : nous faisons demi-tour et revenons à notre point de départ de la veille. Même à la descente il faut tracer, de la neige jusqu’aux genoux. Trois heures de bataille pour revenir à la case départ. La situation de barrage ne veut pas nous laisser atteindre le paradis. Le matin suivant, nous prenons un taxi dans le but de traverser les Alpes bernoises occidentales depuis les Diablerets jusqu’au Wildstrubel. Le ciel est bleu, les montagnes sont tout aussi belles, mais le vent…

LE SIMMENTAL PLUTÔT QUE CHAMONIX

Lorsque nous arrivons au téléphérique des Diablerets, cela fait longtemps qu’il ne fonctionne plus. « Tempête de foehn » nous annonce-t-on. Mais – heureuse providence – il y aurait également un minuscule téléphérique qui relie Gsteig au col du Sanetsch, initialement construit pour la construction du barrage. Si nous mettons un peu les gaz et que nous parvenons à y être dans une heure, on veut bien nous laisser monter, annonce l’exploitant au téléphone. « Avec le programme vent », il n’y aurait pas de problème. Une bonne heure plus tard, nous nous balançons au bout d’un câble en direction des hauteurs. Le téléphérique tient le coup. Nous aussi. Pour la suite, la chance semble être à nos côtés : quatre jours pendant lesquels nous ne sommes que de minuscules points dans l’immensité blanche. Traverser des cols, gravir des sommets, peauter, dépeauter, se faire la bise au sommet, s’asseoir au soleil, descendre sur une neige revenue, reprendre des forces dans de chaleureuses pièces en bois. Gältelücke, Geltenhütte, Wildhorn, Wildhornhütte, Schnidehore, Rohrbachstein, Wildstrubelhütte, Glacier de la Plaine Morte et Wildstrubel parsèment notre itinéraire. Même si nous avons abandonné notre itinéraire par le sud, l’esprit de la Transalp est bien présent. Arriver au bout de la semaine au Simmental plutôt qu’à Chamonix nous laisse indifférents. Les aventures ne sont pas toujours planifiables. Et la Transalp est restée jusqu’à aujourd’hui une aventure. Si l’on admet cela, la descente du Wildstrubel au travers de l’Ammertentäli jusqu’à Lenk est au moins aussi cool que la Vallée Blanche !

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