De | Fr
0
0

S'enregistrer

Panier

Votre panier est vide.

Mes favoris

Votre liste de favoris est vide.

Tags: Escalade alpine

Je dois apprendre par moi-même | Yannick Glatthard

Thomas Ebert, 17.01.2020

Âgé de 21 ans, Yannick Glatthard a déjà remporté plusieurs titres en escalade sportive et sur glace. Mais pour l’aspirant guide de montagne, une place sur le podium n’est pas ce qui compte le plus : le plus important, c’est d’avoir un bon style – en montagne, mais aussi devant sa porte. Pour ce faire, Glatthard utilise des moyens quelque peu inhabituels.

Yannick, avant de parler sport : tu as 21 ans, ta génération se mobilise, partout dans le monde, pour une plus grande durabilité. Qu’en penses-tu ?
Cela compte beaucoup pour moi. Il est clair que l’on devrait réduire notre consommation dans beaucoup de domaines. Mais je ne suis pas radical. Ne plus jamais prendre l’avion ou conduire sont des promesses que je ne pourrais pas tenir. J’habite à un quart d’heure de Meiringen, dans l’Urbachtal. J’ai besoin d’une voiture. Et j’ai 21 ans, je trouve que j’ai le droit de découvrir le monde. Mais j’essaie de n’effectuer qu’un seul long vol par année. La Suisse enregistre une forte émission de CO2 par habitant. Comme je vis de manière très simple, je reste en dessous de la moyenne malgré mes vols en avion.


«Charpentier, guide de montagne et grimpeur : je savais ce que je voulais devenir dès ma 6e année scolaire. Dans « Poebene » (8a+/8b), à Lauterbrunnen, Yannick Glatthard reste également concentré sur son objectif Photo: Diego Schläppi

Cela signifie que tu connais ton émission de CO2 ?
Oui, elle est d’environ 8 tonnes par année. Réduire son émission de CO2 est important, mais je m’intéresse davantage au thème du gaspillage. Je pourrais commander des vêtements auprès de mes sponsors pour un certain budget chaque année. Mais je n’en ai pas envie, je garde ma vieille veste en duvet. J’aime la raccommoder, c’est aussi ce qui fait ce qu’elle est. Tout le monde peut faire un effort dans ce domaine. Mais en Suisse, cela ne va pas de soi. Beaucoup de skieurs achètent une paire de skis et ne l’utilisent qu’une seule saison. J’ai vraiment de la peine avec cette société de consommation.

Tu dis que tu vis de manière très simple ?
Ma maman et moi avons une maison en bois vieille de deux siècles. La seule source de chauffage pour toute la maison est un vieux poêle à bois. Bien que je sois en train de refaire l’isolation, nous nous en sortons avec sept stères de bois. Mais quand nous ne sommes pas à la maison pendant trois jours, les températures chutent jusqu’à zéro degré à l’intérieur. Cela me plaît. J’arrive à la maison et il fait froid, donc je fais quelque chose pour avoir chaud. Une conséquence directe, et nous n’avons pas besoin de chauffer plus que nécessaire.

Tu es charpentier depuis trois ans. Travailles-tu dans ce domaine ?
Environ un mois par année. Cela me permet de rester à jour, car ce serait dommage de perdre tout ce que j’ai appris. Et il y a toujours un peu de travail à l’entre-saison.

Mais cela ne serait pas nécessaire sur le plan financier ?
Non, j’ai d’autres sources de revenu. Mon travail d’aspirant guide est ce qui me rapporte le plus d’argent, mais les primes de compétition ne sont pas à négliger, ainsi que les contributions de sponsoring.

Vis-tu comme un alpiniste professionnel classique ?
Je ne suis pas du genre à me vendre globalement. Je préfère le sponsoring matériel, car je peux définir moi-même mes objectifs pour l’année suivante. Je préfère réaliser une performance avant de recevoir de l’argent, et non l’inverse. Je poste des choses sur les médias sociaux, mais je n’ai pas de stratégie pour arriver à un certain nombre de followers dans deux ans. Soit le sponsor partage ma philosophie, soit ça ne fonctionne pas.

Quelle est donc ta philosophie ?
Grimper est une histoire d’égo, on ne le fait vraiment que pour soi-même. Quand on grimpe, on ne se demande jamais si tel ou tel mouvement ferait un bon post. Tout est tellement exagéré aujourd’hui. Beaucoup de grimpeurs ne s’intéressent qu’au mouvement d’escalade le plus difficile, mais dans ce cas, ils devraient plutôt grimper en salle. Pour moi, il ne s’agit pas seulement de pouvoir grimper d’ici à là-haut, mais plutôt d’évoluer sur le rocher avec des assurage mobiles. M’investir à fond et essayer jusqu’à ce que ça marche. Et pas poser un spit chaque 1,5 mètre. Didier Berthod a dit un jour que l’on ne devrait pas modifier le rocher pour le rendre trop accessible. Je trouve que c’est une phrase très pertinente. Cela explique l’action sur le Wenden.

L’action sur le Wenden – en septembre, tu as supprimé tous les spits de la nouvelle voie « Gran Paradiso » sur les Wendenstöcke. Pourquoi ?
Il est bien connu qu’un style obligatoire s’applique sur les Wendenstöcke. On peut y grimper de manière technique, mais seulement avec des crochets, des coinceurs, des peckers, etc. Mais pas avec une perceuse. Quand j’ai entendu parler de « Gran Paradiso » et de ses caractéristiques, je suis descendu en rappel sur la voie avec Michal Pitelka. Il y avait partout des trous de perceuse. Et pas uniquement ceux pour les spits, certains avaient cinq centimètres de profondeur. Ils ont simplement grimpé la voie en perçant. J’ai dit : Michal, c’est terminé, nous déséquipons la voie. Il était de mon avis. On ne peut pas faire ce genre de choses, c’est de la profanation de rocher.

Vous êtes donc un peu les gardiens des Wendenstöcke ?
Non, le rocher appartient à tout le monde. Je n’avais encore jamais démonté de voie. Pour « Gran Paradiso », j’ai d’abord appelé une vingtaine de grimpeurs d’ici en Valais en passant par Berne et leur ai demandé comment la scène de l’escalade devrait procéder. Chacun était d’avis qu’il fallait faire passer un message clair et montrer qu’on ne peut pas faire de telles choses.

Comme autrefois, lorsque Hayden Kennedy et Jason Kruk ont déséquipé la voie du compresseur sur le Cerro Torre, cela a suscité un vif écho médiatique. Sur le net, on parlait de « vandalisme » et d’« autojustice ». T’attendais-tu à cela ?
Oui, je m’y attendais. Je savais aussi qu’il y aurait différents points de vue. Ma boîte aux lettres était plein à craquer. Mais je n’ai pas de peine à le comprendre. Avec le recul, je me rends compte que j’aurais dû d’abord concerter l’ouvreur. Mais nous avons pensé : nous voulons déséquiper la voie et il veut la laisser – qu’est-ce que cela pourrait apporter d’en parler ensemble ? Une chose est claire : je ne déséquipe par une voie pour faire parler de moi !


Petites prises, mais gros moral : Yannick Glatthard dans « Portami Via » (7c+), au Wendenstöcke. Depuis 2014, cette voie équipée terrain d’aventures n’a pu être enchaînée qu’à quatre reprises, notamment par Ueli Steck, Tommy Caldwell et, à présent, Glatthard. Photo Yannick Glatthard

Pourquoi avez-vous posté des photos de cette action sur Instagram ?
C’était aussi un souhait de la scène de l’escalade. Quand je fais quelque chose, je l’assume, même publiquement. Cela ne me dérange pas de trinquer pour tous. Je trouve que ce post est bon, car il a été beaucoup diffusé et chacun sait désormais que l’on ne peut pas tolérer un tel manque de respect vis-à-vis du rocher.

Peux-tu te mettre à la place de l’ouvreur Jörg Andreas ? Que penserais- tu si quelqu’un détruisait ton oeuvre ?
J’aurais trop honte de moi. Vraiment. Si la scène d’escalade locale supprimait ma voie parce qu’elle la considérait comme un manque de respect, j’aurais vraiment un problème avec moi-même.

À 17 ans déjà, tu disais que les expériences en montagne t’attiraient plus que les podiums. Étais-tu déjà si sûr de toi ou était-ce un excès de modestie ?
Ça n’était pas totalement faux, j’ai toujours eu un plan clair. Depuis la 6e année scolaire, je savais que je voulais suivre une formation de charpentier et de guide de montagne tout en grimpant. Mais beaucoup de choses ont changé depuis cette époque. À 18 ans, je me suis effondré. C’était ma dernière année d’apprentissage, à côté j’avais les compétitions et quelques projets d’alpinisme – et j’étais très motivé dans tous ces domaines. Après les examens finaux, je suis resté trois mois au lit. Du jour au lendemain, et personne ne savait pourquoi. Maintenant, cela me semble clair.

À quoi était-ce dû ?
Je dirais qu’il s’agissait d’un burn-out. J’avais chaque jour moins d’énergie même si je dormais 15 heures par jour.

Comment as-tu réussi à te remettre sur pied ?
J’accorde une plus grande attention au repos, à l’alimentation et au calme. J’ai appris à ne pas faire les choses qui me semblent extrêmement difficiles. Et j’ai travaillé mentalement, ce qui aujourd’hui fait partie de mes points forts. Je me suis fixé de nouveaux objectifs. Ce n’est plus : « Je veux réussir un 9a », mais « Cette année, j’apprends à lâcher prise ».

As-tu recours à des méthodes particulières ?
Oui, par exemple la kinésiologie. Écouter son corps, ne pas se contenter d’être une machine de guerre, mais percevoir aussi les subtilités. Je parle aussi beaucoup avec ma coach mentale. En parlant de « Gran Paradiso », je savais bien que cela déchaînerait une tempête. D’un côté, je ne voulais pas me faire embarquer dans une polémique, mais, d’un autre côté, j’étais curieux de voir comment cette action allait m’impacter. J’ai réfléchi à cela dans mon journal de bord.

Tu tiens un journal ?
Si j’ai passé une mauvaise journée, j’y dépose ce qui est survenu et je peux ensuite repartir. Et chaque mois, je dessine une courbe avec mes hauts et mes bas. Si j’ai eu beaucoup de hauts durant deux mois, je ne dois pas me lancer à fond dans un nouveau projet le mois suivant.

Freeride, escalade sportive et sur glace, projets alpins, escalade bigwall sur El Capitan… Il ne manque que les expéditions.
Les sommets élevés ne me disent pas grand-chose. Je suis plus attiré par ce qui est caché, isolé. Je n’ai pas encore d’ambition par rapport aux seven summits, mais je trouverais fantastique de pouvoir grimper sur un 6000. J’irai très certainement sur le Trango Tower ou en Patagonie, si je trouve la bonne configuration.

Par configuration, tu entends grimper avec le bon partenaire ?
Oui, je suis plutôt conservateur. Je dois très bien connaître mon partenaire avant de partir en expédition avec lui. Sur une expédition difficile, on ne peut pas en plus s’engager dans des expérimentations sur le plan humain.

Même pas si tu es invité par un vieux routard ?
C’est sûr que ce serait cool. Mais ça ne fait pas de mal de découvrir des endroits en solo. Dans ce cas, j’assume seul le risque de mes décisions tactiques. Je dois pouvoir faire mes propres expériences.

Tu ne voudrais pas qu’en tant que jeune alpiniste, on te considère comme le suiveur ?
Oui, on peut dire ça. Mais si la configuration est bonne, il n’y a pas de suiveur, car chacun est indispensable dans son domaine et est respecté par son partenaire. En montagne comme en marketing.

Comment se présente la suite de ta carrière dans la cascade de glace ? Tu te retires, puis, l’hiver dernier, tu remportes la Coupe du monde à Saas-Fee et à Denver.
J’entretiens une relation d’amourhaine avec la compétition. À 18 ans, j’ai fait une pause pour me consacrer à ma formation de guide. Cela m’a fait du bien. Mais en automne déjà, la compétition a commencé à me manquer. L’anniversaire des 20 ans de la Coupe du monde d’escalade sur glace à Saas-Fee était un bon objectif d’entraînement.

Avoir gagné au Parkhaus de Saas-Fee...
… cela a toujours été un rêve d’enfant ! Revenir à Saas-Fee après une longue pause et gagner directement. Cela m’a beaucoup tenté.

Pour flatter ton ego.
Totalement. Sans l’ego, rien n’est possible. Après la victoire à Saas-Fee, j’ai accepté pour Denver. Mais ensuite, une fenêtre météo s’est ouverte pour un projet alpin que j’avais en tête depuis longtemps. J’ai donc simplement suivi mon envie, j’ai annulé pour Denver et me suis lancé dans mon projet…

De quel projet s’agissait-il ?
Humm, c’était simplement un projet alpin (sourire). Nous avons été tellement rapides que nous étions déjà de retour à la maison après 18 heures.Là j’ai remarqué que je n’avais pas annulé mon vol pour Denver.

Oh !
J’ai donc fait mes bagages et j’ai décollé à 6 h à Zurich. C’était assez mystique. L’avion était plein à craquer, seul le passager à côté de moi n’était pas là. Une rangée rien que pour moi, j’ai pu dormir durant tout le vol. Une fois à Denver, toujours à fond, j’ai encore grimpé la « Saphira », une M15. Je n’avais même pas les bons crampons avec moi. En bas, j’ai remarqué que la Coupe du monde avait lieu le lendemain. Quand j’y repense, je ne sais pas comment j’ai pu grimper la finale. Ça n’était pas un effort au sens propre. C’était plutôt comme d’être assis dans un train. Comme sur des rails.

Comment se passe la jeunesse d’un futur alpiniste professionnel ? Le tabac à priser est-il ton seul vice ?
Quand je n’ai pas de tabac à priser, je prends du snus pour me détendre. Sinon rien !


En comparaison, une soirée en boîte m’apporte peu. Les montagnes de son Haslital natal représentent un élément central de la vie de Glatthard. Bild: Heimatwerk Haslital / David Birri

As-tu encore le temps d’aller en boîte, ou te consacres-tu seulement à l’escalade ?
Non, non… Mes années folles sont derrière moi. Mais ce que j’apprécie vraiment en escalade, c’est l’atmosphère collégiale. Chacun se porte garant des autres. On grimpe ensemble, on mange ensemble, on fait la fête ensemble, on est lié les uns aux autres. En comparaison, l’ambiance disco m’apporte assez peu, même si j’ai connu aussi ce genre de soirées aux alentours de 16 ans. Après notre voyage à Yosemite l’automne dernier, nous avons visité Las Vegas. C’était très désagréable pour moi.

Pourquoi, tu as perdu au casino ?
Nous y sommes allés, mais je n’ai pas joué. Tout ce bruit, tous ces gens qui se mettent en scène… cela me met très mal à l’aise.

Tu avais déjà des problèmes d’orientation autrefois à Thoune. Les choses se sont améliorées depuis ?
Haha. Oui, ça s’est amélioré. J’ai toujours un peu de peine avec la droite et la gauche, mais je vais déjà plus volontiers en ville. Et ça m’est égal si je ne trouve pas quelque chose du premier coup.

Savourer un peu l’anonymat de la ville ?
Oui, complètement. À Berne, je peux marcher avec mes gros écouteurs et une capuche par-dessus. À Meiringen je ne peux pas le faire, c’est un village où tout le monde se connaît.

Tu es actuellement aspirant guide. Accompagner les clients dix fois par saison à la Jungfrau, est-ce vraiment ce que tu veux ?
Cela me plait énormément. J’ai emmené le père de ma copine sur le Diechterhorn. Il était tellement content ! Il s’était vraiment bien préparé, avait acheté de nouvelles chaussures et fait beaucoup de randonnée. Voir le plaisir qu’il ressentait au sommet, ça a été la plus belle expérience de l’année. Et quand tu ne guides pas, tout tourne toujours autour de toi. Suis-je fit ? Puis-je grimper cette voie aujourd’hui ? Avec les clients, on peut bien contrebalancer.

Ne risques-tu pas de voir, tôt ou tard, le fait de guider des clients comme une simple prestation ?
Bien sûr, ce risque existe. Ce qui compte, c’est de pouvoir satisfaire ses propres ambitions. On est alors plus équilibré vis-à-vis des clients. Je ne serai pas le genre de guide de montagne qui accompagne un client après l’autre 29 jours par mois. Je ne pourrais pas guider pendant plus de six jours de suite, j’ai besoin d’avoir beaucoup de temps pour moi. Mais si c’est le cas, je suis heureux de guider chacun de mes clients. Guider, c’est se mettre à la disposition du client pour qu’il puisse réaliser son rêve. Il serait dommage et dangereux d’embarquer un client dans un projet qu’on a choisi pour soimême alors que la configuration est plutôt défavorable

Ton grand-père Arnold Glatthard a fondé, en 1940, la première école d’alpinisme du monde. Tu utilises encore son piolet. Penses-tu devoir suivre ses traces ?
J’avais six ans lorsqu’il est décédé. Ce qui m’a marqué chez lui, c’était son caractère, sa motivation vis-à-vis de la montagne. À la fin des années 1940, il a rédigé un petit carnet expliquant comment l’on devait se comporter, en tant que guide, avec les clients. Un grand nombre de ses remarques sont encore actuelles. Il était un peu en avance sur son temps. Ses nombreuses idées, prendre l’initiative, tester ses limites, s’exposer – je voudrais en prendre de la graine.

Commentaires

Bächli Bergsport

Wir teilen Ihre Meinung – die Berge gehören allen, unabhängig von den alpinistischen Fähigkeiten. Unberührt davon versuchen wir in unserer Kundenzeitschrift INSPIRATION/Blog dem Bergsport in seiner ganzen Vielfalt eine Plattform zu bieten. Unter anderem auch in Form von Porträts oder Interviews mit besonders interessanten Persönlichkeiten wie beispielsweise Yannick Glatthard. Der junge Alpinist und angehende Bergführer vertritt klare Standpunkte, die er dezidiert vertritt. Die Standpunkte der von uns interviewten/porträtierten Personen spiegeln nicht zwingend die Meinung von Bächli Bergsport.

Wolfgang Widulle

Die Bohrhakenentfernung zeugt von einer unglaublichen Arroganz und dem offensichtlichen Gefühl, Pitelka und Glatthard seine die Wendenkönige. Mal kritisch nachgefragt: Wieviele Bohrhaken haben Pitelka und all die Bergführer, die den Fernsehleuten den Dreh in der Eiger Nordwand zur historischen Besteigung ermöglicht haben, gesetzt? Die Wand verschandeln? Das wäre doch ein Beispiel - und dann die Moralapostel in den Wenden spielen? Das ist reichlich inkonsequent. Ausserdem ist es eine reichliche Frechheit, mit 20 Kletterern zu reden, aber nicht mit den Erstbegehern. Und wenn Silvan Schüpbach in den Chor der Enthusiasten einstimmt - Silvan, wir nehmen uns auch die Freiheit, deine Tradrouten kaputtzubohren. Wenn man das Grundprinzip antastet, dass die Route den Erstbegehern gehört, geht alles kaputt. Eine Entschuldigung und Wiedergutmachung wäre angesagt.

Écrire un commentaire

Pour pouvoir laisser un commentaire, vous devez vous connecter avec votre nom d'utilisateur et votre mot de passe.

Newsletter

Abonnez-vous à notre newsletter. Elle vous informe sur les nouveaux produits, les offres spéciales, les évènements Bächli et les manifestations.

Il est possible de se désabonner à tout moment.

VOS AVANTAGES

DROIT D'ÉCHANGE

Durant les 3 semaines suivant l’achat, pour les articles issus des magasins principaux.

RETRAIT EN MAGASIN

Commander en ligne et retirer dans un magasin.

DROIT DE RETOUR

Dans un intervalle de 5 jours dans un de nos magasins ou par colis postal.

GARANTIE DE QUALITÉ

Nous assurons une garantie de base de deux ans sur tous les produits.

PRIX NETS

En règle générale de 5 à 15% inférieurs aux prix catalogue des fournisseurs.

ACHATS SÉCURISÉS

Connexion SSL sécurisée, aucune donnée de cartes de crédit n’est enregistrée.

LOCATION

Vaste choix de matériel de location de qualité dans chaque magasin.

ENVOI GRATUIT

Les commandes réalisées depuis votre compte Bächli sont expédiées gratuitement par colis postal économique.

Catégories

Contact

Bächli Bergsport AG
Gewerbestrasse 12
8606 Nänikon

info@baechli-bergsport.ch

Tel. Fax +41 44 826 76 86