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Tags: Escalade alpine, Escalade

Reprenez votre souffle ... Interview avec Roger Schaeli, grimpeur professionnel

Veit Schumacher, 04.10.2017

Ce n’est pas que pour ses nombreuses premières dans la face nord de l’Eiger que Roger Schaeli fait partie des meilleurs alpinistes et grimpeurs professionnels du monde. Ce montagnard né le 8 août 1978 à Sörenberg est un des rares alpinistes à avoir réussi l’ascension de la trilogie patagonienne composée du Cerro Torre, Torre Egger et Cerro Standhardt. En plus d’une première au Arwa Spire dans le massif de l’Himalaya, il a réussi l’ascension des six grandes faces nord des Alpes en six semaines – un record. Ancien athlète SALEWA il fait actuellement partie de l’équipe LOWA PRO. En tant qu’alpiniste sponsorisé, il a le grand privilège de pouvoir se consacrer entièrement à sa plus grande passion. L’amour et les instants inoubliables qu’il partage avec sa famille et ses amis les plus proches jouent également un rôle central dans sa vie. Nous avons rendu visite à Roger Schaeli à son domicile près d’Interlaken et nous l’avons interrogé sur le sens de la vie.

Noir ou blanc ?
Posons la question à Roger Schaeli

…bivouac ou portaledge ?
Portaledge.

…lac de Garde ou Fontainebleau ?
As soon as possible Fontainebleau, je n’y suis encore jamais allé ! (rigole)

…pluie ou beau temps ?
Beau temps.

…café moulu ou soluble ?
Moulu. En montagne parfois soluble, le plus important c’est d’avoir du café.

…corde à simple ou corde jumelée ?
Corde à simple.

…friend ou coinceur ?
Friend.

…barres de céréales ou saucisse sèche ?
Saucisse sèche.

…gaufres ou rösti ?¿
Gaufres.

…spits ou trad ?
Trad, très clairement.

…après travail ou à vue ?
À vue.

…tube ou Grigri ?¿
Grigri. Mais lorsque vous assurez un grimpeur léger dans une voie de plusieurs longueurs, c’est presque obligatoire d’assurer avec un tube. Sinon il risque de heurter violemment la falaise.

…bloc ou escalade sportive ?
¿Bloc.

...chaussure d’accès ou chaussure de montagne ?
¿Chaussure d’accès.

...velcro ou lacets ?¿
Velcro.

...auteur de premières ou de répétitions ?
¿Premières.

Sans détour … le grimpeur professionnel répond à nos questions

Ta profession rêvée en tant qu’enfant ?
J’étais assez jeune quand j’ai eu envie de devenir guide de montagne. Mais mon vœu le plus cher était de devenir skieur professionnel. Après mon accident ce n’était malheureusement plus possible. Comme profession « sérieuse » j’avais aussi imaginé forestier-bûcheron, mais en enchaînant avec la formation de forestier ES j’aurais probablement passé la plupart de mon temps de travail dans un bureau. C’est pour cela que j’ai choisi une formation de charpentier. En parallèle j’ai bien sûr travaillé à l’école de ski en tant qu’auxiliaire puis j’ai fait la formation de professeur de ski et de guide de montagne.

Jusque-là, ta voie la plus difficile en style alpin ?
La voie Fior di Vite (7a/M6) au Arwa Spire en Inde que j’ai réussi à grimper en libre en 2012 avec mon compagnon de longue date Simon Gietl. Rien que par le côté isolé et tout le reste, ce projet était assez fou. Ou encore la voie Titanic au Torre Egger en 2005 que j’ai escaladée avec Michal Pitelka en 32 heures non-stop – une belle performance pour l’époque.

Ton moment clé personnel ?
Actuellement c’est l’accompagnement d’une bonne copine qui vit ses derniers jours et qui a écrit les paroles que l’on voit là-bas sur la cheminée (« Aujourd’hui est un bon jour, pour un bon jour ! »). Cela m’influence beaucoup actuellement. Et bien sûr aussi ma chute à l’âge de 16 ans et les graves blessures qui y sont liées. Elle m’a beaucoup marquée. La conscience du risque a évolué, la gratitude a augmenté et j’ai compris à quel point la vie était précieuse. La chute était pour moi une sorte d’école de la vie. Car en ayant grimpé, p. ex. avec Ueli Steck, on n’a pas peur du tout et on a tendance à penser que la vie est éternelle. Mais pendant ma formation de guide de montagne puis plus tard en exerçant ma profession j’ai beaucoup appris sur les accidents graves et mortels. C’est là qu’on se rend compte à quel point on a eu de la chance jusqu’à présent. Et quand vous n’avez jamais eu d’accident, vous êtes insouciants, prêt à prendre des risques et vous parcourez les falaises sans peur.

Ta plus grande perte ?
C’était en 2011 quand notre compagnon de cordée et cameraman Daniel Ahnen est tombé dans une crevasses au Arwa Spire (Himalaya) et qu’il en est mort. En montant au camp de base avancé il a voulu prendre un raccourci et il a quitté la voie normale. À moins de 30 mètres il a chuté dans la crevasse. Nous l’avons cherché pendant cinq jours à une altitude de 5500 mètres, mais nous n’avons pas eu de signe de vie. Nous avons donc dû l’abandonner puis rendre visite à ses parents pour les informer de son accident tragique. Tout comme sa copine. Même pour un alpiniste professionnel ce genre de choses sont vraiment difficiles à digérer et ne nous lâche pas facilement.

Est-ce que tu es tombé une fois dans une crevasse ?
Oui bien sûr, j’avais les skis aux pieds et un pont de neige s’est effondré en dessous de moi. Je suis alors tombé jusqu’au premier étage, ce n’était pas très loin, environ trois ou quatre mètres. J’ai eu de la chance d’avoir atterri sur un toit en oblique et d’être encordé.

Ta blessure la plus sévère ?
Mise à part mon grave accident suite à une chute (Roger a fait une chute au sol non freinée d’une hauteur de 30 mètres, ce qui lui a valu une fracture ouverte à la jambe ainsi qu’une fracture de l’apophyse d’une vertèbre puis plusieurs mois en chaise roulante), je m’en suis toujours tiré sans grandes blessures. Une seule fois aux Grandes Jorasses dans le massif du Mont Blanc j’ai reçu une plaque de glace sur la cuisse lorsque j’ai voulu changer de chaussures à la place de bivouac. J’ai dû me faire hélitreuiller puisque l’impact avait visiblement fait éclater une veine. En quelques instants toute la jambe s’est remplie de sang. C’était des douleurs atroces. Un creux dans ma cuisse me rappelle cet incident encore aujourd’hui. Mais je n’oublierai jamais le bruit d’un morceau de glace qui passe à côté de mes oreilles.

Ton mentor le plus marquant ?
J’aurais tendance à dire que Christoph Hainz m’a le plus marqué. Déjà rien qu’à cause de sa voie légendaire « Zauberlehrling » dans la face sud-ouest de la Cima Scontoni dans les Dolomites que j’ai été le premier à enchaîner en une journée en 2012. Mais ce sont surtout sa manière d’être, son talent, son niveau, son calme, sa naïveté saine, son instinct et sa confiance en lui qui m’ont marqués – en tant que jeune alpiniste, on ne lui arrive même pas à la cheville.

Le plus grand objectif ?
Je dirais la traversée Fitz-Roy, c’est sans doute un grand objectif. Cette voie est prévue pour janvier 2018. Je veux la tenter en compagnie du très fort jeune grimpeur Simon Wahli de Grindelwald. Et une fois je m’attaquerai à un vrai 7000 en Himalaya. Comme par exemple le Gasherbrum IV qui me tenterait quand même bien puisqu’il est le dix-septième sommet le plus haut de la planète avec ses 7932 m. Une belle grande aventure avec de l’alpinisme à la clé.

L’ustensile le plus important pour grimper ?
Je ne crois pas qu’il y ait quelque chose que j’aie toujours avec moi. L’idée c’est qu’il peut toujours manquer quelque chose et que tu y arrives quand même. L’art de supprimer quelque chose : il vaut mieux quelque chose qui manque, plutôt que d’avoir tout. En emportant trop d’affaires il est de toute façon impossible d’arriver au sommet. Mais une bonne crème pour les mains dans les très longues courses afin que les doigts ne soient pas trop vite abîmés n’est pas un ustensile de luxe. Pour moi, rien ne vaut la crème « Balsamit » faite à Grindelwald !

Le plus beau site d’escalade ?
Sans aucun doute le site d’escalade sportive de Céüse avec ses 540 voies où des gens très forts s’élancent dans des parois extrêmement raides. On y trouve également de nombreuses voies en 7a pour les grimpeurs un peu moins ambitieux.

Ta plus grande passion – hormis l’escalade ?
L’amour – pour ma famille ! Et une belle soirée avec mes amis autour d’un feu à la belle étoile ou en cuisinant ensemble. Idéalement bien sûr après une belle journée de grimpe. Ça vaut de l’or !

Tes personnes de confiance les plus importantes ?
En tant qu’alpiniste on est souvent seul en route. Je ne suis pas le solitaire typique, mais à un moment donné j’ai décidé de quitter ma vallée et la « vie suisse bien réglée » pour partir à la découverte du vaste monde. Du coup, le réseau social est différent ici. Le rythme de ma vie bat aussi à l’opposé de celui des autres. Le chemin du grimpeur et guide de montagne – malgré le réseau mondial des nombreux athlètes – reste solitaire. En théorie beaucoup de gens gravitent autour de moi, mais les relations très étroites restent rares et il faut se donner la peine de les construire. Puisque mes meilleurs amis ne sont pas ici à Grindelwald et que ma compagne habite aux États Unis, il faut avoir la capacité de persévérer pour faire aboutir un projet. Peu en sont capables et cela demande des concessions.

Qu’est-ce qui est plus important pour toi – l’ambition ou la passion ?
Quand tu veux vivre de ta passion, que tu t’entraînes dur pour un projet et il faut trouver des gens qui te suivent. Des gens qui ne t’en veulent pas si tu les laisses tomber au dernier moment parce que la météo est trop bonne et que tu veux rester en haut dans la paroi. Il ne s’agit pas vraiment de l’égoïsme de l’alpiniste mais plutôt d’un travail dur qui te permettra peut-être d’avoir du succès au bout. Toujours selon la devise : « Faire c’est comme vouloir, mais en plus dur ». Quand tu veux arriver à quelque chose, il faut être persévérant – ceci peut te rendre très seul et te forcer à devenir solitaire. Parfois cela demande énormément d’énergie et la majorité des gens ne veulent pas en mobiliser autant. Il faut donc non seulement une certaine ambition mais surtout une bonne portion de passion.

Existe-t-il un lieu de retraite spécifique pour toi ?
Je me suis installé un bivouac au Eiger Gletscher où je me sens très bien. De là, je peux profiter des derniers rayons de soleil le soir.

Qu’est-ce qui te convient mieux, l’alpinisme en solo ou les aventures communes ?
L’alpinisme en solo est certes chouette, mais en fin de compte c’est quand même toujours plus sympa de pouvoir partager une aventure avec quelqu’un. Et aussi de pouvoir transmettre son propre savoir-faire et sa propre vision en tant que me mentor. Aux jeunes et moins jeunes, en toute décontraction. Plus mes propres courses étaient intenses et plus j’ai dû batailler, mieux j’arrive à transmettre le vécu. Une voie d’escalade sportive que j’essaie pendant une semaine et à la fin je l’enchaîne puis c’est tout. Mais en se lançant dans une paroi et qu’il faut patienter au bivouac qu’un orage ou qu’une tempête de neige passe tu diras encore des années plus tard – eh, tu te rappelles comme elle était dingue cette course ? C’est probablement la raison pour laquelle l’alpinisme me fascine tant.

De quoi vis-tu Roger et qu’est-ce qui viendra après ta carrière d’alpiniste ?
Je ne vis que de l’escalade et de l’alpinisme. En tant qu’alpiniste professionnel je suis presque 365 jours au travail. Il n’arrive que très rarement que j’exerce en tant que guide de montagne. J’arrive donc tout juste à (sur)vivre grâce aux sponsors – avec un bilan équilibré à la fin. Il arrive aussi que je loue mon appartement quand je suis à l’étranger pour plusieurs mois. Puis je gagne un peu d’argent avec des conférences que je donne occasionnellement. Mais d’une manière générale il est tout de même conseillé d’avoir un job à côté qui te permette de remettre les pieds sur terre, de puiser de nouvelles ressources pour ton prochain projet et de ne pas perdre ta passion. Cela donnerait aussi l’occasion de changer de perspective et de se rendre compte à quel point on est chanceux. En tant que guide de montagne tu es encore une fois en montagne en mode freestyle. Ce ne sont pas des vacances mais un business rude. Mais tant que je n’ai pas d’enfants je ne dois pas être trop prévoyant et je peux me permettre de penser en priorité à moi. Plus tard je m’imagine ouvrir une auberge ou une sorte de Climbing-Lodge orientée vers les grimpeurs car la Suisse reste relativement fermée pour la communauté internationale. On y trouverait de bons gâteaux, du bon café et de la nourriture saine. Ou alors je crée ma propre équipe avec des jeunes que j’entraîne et que je forme.

Quels sont actuellement tes objectifs ou qu’est-ce que tu voudrais changer dans ta vie ?
Je voudrais pouvoir encore mieux apprécier ma vie actuelle et en profiter pleinement. Avant je n’arrêtais pas de poursuivre certains objectifs et je n’arrêtais pas de courir pour tel ou tel sponsor. Mais j’ai oublié de me calmer un peu et de me dire, hey c’est bon, respire et repose-toi. Et pour ce qui est de mes prochains objectifs je planifie un nouveau projet. La traversée des Alpes d’est en ouest, tout en faisant les 50 meilleures voies d’escalade ou d’alpinisme en route – ensemble avec des amis, des athlètes célèbres et de jeunes grimpeurs ambitieux. Parmi eux on trouve Thomas Huber, Nico Favrese, Hansjörg Auer et David Lama. Le leitmotiv sera : climb the best with the bests.

Pourrais-tu nous en dire plus sur ta terrible chute alors que tu étais ado ?
Je suis parti grimper à 16 ans sur une falaise de 30 mètres. J’avais une nouvelle corde de 60 mètres de mon père et un ami plus âgé s’est encordé avec une autre corde de 50 mètres. J’ai grimpé une 6b raide, je me suis détaché pour passer la corde et je me suis réencordé. Mon ami voulait faire la voie en moulinette, je me penche en arrière et j’ai fait une chute libre de 30 mètres. Le résultat : une fracture ouverte à la jambe, de nombreuses éraflures dans le dos et une fracture de l’apophyse d’une vertèbre. J’ai passé plusieurs mois en chaise roulante et il m’a fallu bonnement six mois de rééducation.

As-tu quelque chose de typiquement suisse ?
Passer du temps à l’alpage où j’ai mes racines, écouter les cloches des vaches, aucun réseau de téléphone – c’est beau. Simplement rester un été là-haut et y travailler.

Dani Arnold et Ueli Steck, à quel point es ou étais-tu en concurrence avec eux à la face nord de l’Eiger ?
Il n’y a jamais eu de concurrence. Il n’est pas exclu que je me chronomètre une fois. Mais je ne mettrais pas autant d’énergie qu’eux dans ce projet. Cela m’empêcherait de m’entraîner pour d’autres choses et je devrais renoncer à trop d’aventures en escalade. En comparant trois saisons d’ascension de vitesse à l’Eiger et dix expéditions de grimpe géniales avec des amis – je ne mettrais pas long à me décider. Et j’ai encore de nombreux autres projets comme par exemple dans le Karakorum, aux Baffin Island ou grimper à Madagascar ou en Australie.

Comment a commencé ta collaboration avec LOWA ?
Robert Jasper porte des chaussures LOWA depuis toujours pour nos expéditions et le siège suisse de LOWA se trouve juste ici à Interlaken. J’étais également depuis un moment à la recherche d’une équipe d’athlètes fixe qui soit bien soutenue et qui entreprenne des choses ensemble. La proximité a fait le reste car SALEWA était quand même un peu trop loin (Bolzano) et finalement un peu trop anonyme pour moi. En fin de compte les deux parties se sont rapprochées et LOWA Suisse cherchait justement encore un athlète qui grimpe de grandes voies ou qui s’attaque à des projets alpins.

Arrives-tu à faire avancer le développement des chaussons d’escalade chez LOWA ?
J’ai simplement envie de contribuer au développement. C’est très agréable de savoir que quand je donne un retour les développeurs en tiennent compte. Je n’aimerais pas mettre une chaussure simplement pour les photos et ne pas pouvoir l’utiliser pour mes propres projets. Je vis et j’aime mon sport, alors j’aime aussi transmettre mon savoir et faire avancer les sports de montagne. J’ai dû apprendre comment une collaboration fructueuse se construit. Prendre par exemple un peu de distance avec le développement et ne pas trop prendre sur moi lorsque mes idées ne sont pas toutes réalisables. Actuellement je m’intéresse au développement d’une chaussure de montagne légère avec crampons directement intégrés à la semelle.

Veit Schumacher:
Co|py|veit, der; (fest-)freier, kreativer und wortgewandter Texter, Redakteur und Konzeptioner aus München. Urheber einzigartiger Ideen, Inhalte und Kampagnen für Print- und Onlinemedien. www.copyveit.com

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