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Tags: Aventure, Récit de voyage

Annapurna

SOPHIE LAVAUD, 06.05.2019

Annapurna 1, face nord…Cette montagne est vraiment à la hauteur des récits ! Quel monstre ! Quelle beauté ! Je commence à avoir vu pas mal de montagnes mais là cette masse de roche et de glace est à la fois majestueuse et terrifiante ! Euh… c’est par où le chemin ??... Lorsque l’on se retrouve face à cet immense glacier, on se demande bien par où l’on va passer ? D’être avec Dawa Sangay Sherpa qui a déjà atteint deux fois le sommet et finalement assez rassurant.

Ces grosses montagnes nécessitent une préparation méticuleuse. Il ne s’agit pas d’oublier quelque chose… L’hiver passé en Suisse est juste suffisant pour tout préparer : entre la recherche de fonds, l’entrainement, la préparation du matériel, c’est un travail à plein temps. L’entrainement, on s’en doute, par contre un équilibre avec la récupération est indispensable. Il faut partir en forme et surtout reposé et idéalement avec quelques kilos supplémentaires qui vont constituer des réserves sur la montagne, un peu comme les marmottes. Le manque d’oxygène fait que le corps puise dans toutes ses réserves et génère également une fonte musculaire importante. Sébastien, mon coach chez SportQuest me dit, « t’es bien la seule femme que j’entraine qui veut prendre des kg !» La recherche de fonds, à savoir, rassembler un budget pour trois expéditions dans l’année, est également source de stress et beaucoup de travail. Un merci particulier aux personnes et sociétés qui me font confiance et sans qui cette aventure avant tout humaine, challenging et solidaire en références aux actions avec Terre des hommes et Recco, ne pourrait avoir lieu. MERCI à vous tous.

Une fois les fonds réunis, l’entrainement maitrisé, reste l’équipement et le matériel d’expédition. La minutie de ces préparatifs va faire la différence de « confort » et sécurité sur la montagne. À nouveau, ne rien oublier. Pour limiter les frais de surtaxe de bagages, je laisse maintenant le gros du matériel technique à Kathmandu et Sangay l’emmène directement à Islamabad pour les expéditions au Pakistan. Les conditions météos, la rudesse de la vie sur les camps de base et surtout les camps d’altitude font que tout est mal mené et beaucoup est à renouveler chaque année. Puis il y a la nourriture pour les camps d’altitude, tout le matériel photo, vidéo, batteries, chargeurs, liseuses, déco de ma tente, etc… ne rien oublier…

Mais revenons sur l’Annapurna. Le 3 avril nous sommes partis pour notre premier round d’acclimatation. L’accès au camp 1 se fait finalement par l’éperon rocheux sur la rive droite qui permet d’accéder à un premier plateau, une belle montée variée et assez dure. Le lendemain pour accéder au camp 2, il est nécessaire de traverser ce grand plateau pour rejoindre un petit éperon central et au milieu des seracs atteindre 500m de dénivelé plus tard un deuxième plateau qui permet de monter les tentes du camp 2. Deux grosses journées et nous n’avons atteint que l’altitude de 5500m, l’altitude du camp de base du Kangchenjunga… autant dire que nous ne sommes pas encore en haut ! Exceptionnellement, la cérémonie de la Puja qui habituellement se fait avant la première montée en altitude, nous l’avons faite juste après notre première rotation. C’est très rare car les croyances et superstition des sherpas en principe refusent de mettre un pied sur la montagne avant la Puja. Mais la météo et le calendrier en a décidé autrement et tout s’est finalement bien passé sur ce premier round. Encore un ou deux jours de repos et l’objectif sera d’aller dormir au camp 3…

16 avril, de retour depuis quelques jours de notre deuxième rotation, où nous avons passé deux nuits au camp 2, même si je n’ai pas pu aller au camp 3, la bonne nouvelle est que l’équipe de choc de tête a réussi à ouvrir la voie en passant par l’éperon des « hollandais », itinéraire qui n’a pas été répété depuis de nombreuses années. Itinéraire technique mais ma foi assez « safe » quand on voit la complexité de l’environnement. A notre retour au camp de base, nous avons fêté le nouvel an népalais (année 2076) avec un superbe buffet qui a regroupé toutes les équipes du camp de base, merci aux cuisiniers !! C’était top ! Maya Barsakho Subha Kamana ! Happy New Year !!

28 avril, retour sur ce summit push mémorable… Partis avec Sangay le 20 avril du camp de base, nous sommes directement montés au C2. Yan nous avait annoncé une belle fenêtre météo. Le manque de vent et un soleil de plomb rend la progression difficile et dangereuse avec une neige molle et profonde. Première mauvaise surprise, notre tente du camp 1 est totalement défoncée. Il nous faudra plus d’une heure pour la fermer et récupérer nos affaires en dépôt. Après 1300m de dénivelé, le camp 2. Nous avions démonté la tente et pour le coup nous avons été bien inspirés car toutes nos affaires ont été protégées alors que deux autres tentes ont été détruites. Plateforme refaite et tente remontée nous pouvons enfin nous reposer. Le 21 nous partons au lever du jour pour cette longue étape direction le camp 3. On a de la neige jusqu’aux genoux et la progression bien lente jusqu’au pied de l’éperon des hollandais. Le cirque est majestueux mais à y regarder de plus près c’est assez terrifiant. Une sensation de roulette russe de passer entre les avalanches et les chutes de séracs. Sur l’arête, même si par endroit elle est bien effilée, on est plus en sécurité. Et comme rien n’est jamais gagné en Himalaya, il y a un énorme sérac à franchir de la taille de plusieurs immeubles au bout de l’arête pour atteindre le camp 3 à 6550m d’altitude ! Le 22, l’étape est plus « modeste » mais les sacs sont lourds et l’altitude plus présente. Le camp 4, à 7050m est dans un renfoncement du glacier, en pente, difficile de monter la tente. Vers 15 h nous sommes enfin posés, il faut boire, manger un peu et tenter de dormir. Nous décidons de partir vers 22h en direction du sommet. Un premier mur en glace gigantesque nous met tout de suite au parfum, puis ce sont de longues longues heures dans une neige profonde, ça n’en finit plus. Le léger vent bien froid qui souffle suffit pour recouvrir la trace en quelques minutes. Les premiers rayons du soleil sont les bienvenus. La remontée et la traversée des pentes sommitales sont interminables également… En fin de matinée, nous arrivons au pied du « couloir des français ». Le doute est à la hauteur de la masse de neige à tracer pour ouvrir ce couloir et il reste encore 200m de dénivelé. Nous y parviendrons 4 heures plus tard !! youpi trop bien, le sommet !! Ce que nous avons monté en 17 heures nous le redescendons en 4 heures, certains mettrons plus de 8 heures. Incapables de manger, avec Sangay nous nous écroulons dans notre tente au camp 4 trop contents. En 8 heures le lendemain avec tout notre barda sur le dos, nous rejoignons le camp de base 2850m de dénivelé plus bas, dans une grosse neige lourde, il faut descendre vite… c’est dangereux…mais on s’en fou on a le sommet dans la poche. Au camp de base, je regarde le sommet et je luis dit « Salut !! never again !! »

De retour à Kathmandu, c’est le retour à la civilisation, le confort, un lit, une douche, les connexions, les amis, la famille, le bonheur. Un café avec mon amie Billi Bierling qui est en charge de l’ Himalayan Database, elle m’annonce les statistiques de l’Annapurna : je suis la 15ème femme au sommet de l’Annapurna1 (8091m), la première femme française, la première suissesse et.. la première canadienne … je vous laisse choisir la nationalité que vous préférez, en attendant, suis bien fière de moi.

Quelques jours de repos à Pokhara puis à Kathmandu m’ont redonné un peu d’énergie avec quelques délicieux DhalBath !! Et dans la foulée, comme je suis acclimatée… si j’allais faire un petit tour au Kangchenjunga….. ?...Ca sera pour moi la 3ème tentative pour la 3ème montagne la plus haute de la terre qui culmine à 8585m après l’Everest et le K2… Départ pour le camp de base, le 6 mai… A suivre…

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